LE PARC A HUITRES

Par Gérard Vilgrain-Bazin, archéologue, Président du G.R.A.C.


PORT-VIV-1-5

    Le parc à huître de la Caillourie, que l’on peut également qualifier de vivier a été repéré sur une longueur d’environ 200 m et les vestiges de la partie la mieux conservée, sur une longueur de 80 m seulement. Le « barrage » est constitué par des dalles de schistes cambriens identiques à ceux de Cherbourg et sa région. Bien qu’il en existe plusieurs affleurements : le Rozel plus au nord et les environs de Lessay (la Feuillie, Laulne, Vesly) plus au sud, le gisement le plus proche se situe au cap de Carteret (J.-P. Coutard).

LE-PARC-A-HUITRES-1898
LE-PARC-A-HUITRES-1897

    Les dalles de largeurs différentes en moyenne aux alentours de 0,50 m dépassent du sédiment d’une hauteur d’environ 1 m. Quatre châssis en bois, vraisemblablement du chêne, de vannes ou portes ont été observés à une équidistance de 19 m. ainsi que trois cloisonnements perpendiculaires situés à égale distance des ouvertures précitées. Il s’agit de séries de pieux de 0,10 m de diamètre au maximum, relativement proches les uns des autres, une trentaine de centimètres environ. Cette disposition évoque des supports de clayonnage.

PLAN-CAILLOURIE

    Une demande de concession fut demandée en 1853 par M. Romain Roze pour établir un parc à huître de 25 000 m2 et ce parc fut établi le 13 décembre 1853. La pêche intensive sur les bancs situés au large eu pour effet de réduire la ressource presque à néant. Ces bancs ne ce sont jamais avérés effectivement comme lieux de reproduction. Il aura donc fallu environ un demi siècle pour les épuiser. En 1878 un élevage de l’espèce « pied de cheval » fut tenté dans un parc de 20 000 m2 après un apport de 20 000 spécimens adultes pêchés au large. Pour des raisons techniques, la production de naissain fut insignifiante. Ensuite on plaça dans le parc, des naissains (210 000) et des huîtres (70 000) en provenance d’autres secteurs. Ce pose la question de savoir quelle est la structure dont nous avons observé les restes : soit la première évoquée, soit la seconde. On peut également émettre l’hypothèse d’un remploi.

NOUVQUAIS               Carte postale, début du XXème siècle, 
             les vestiges du " parc " en haut à droite.

En savoir plus:

Huîtres et huîtrières sur les côtes de Normandie au XVIIIe siècle d’après les rapports de Le Masson du Parc.

Conférence au M.R.S.H. de Caen, d’ André Zysberg, Professeur émérite d’histoire moderne ( 21 avr. 2011 ).

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