LA FERME-MANOIR DE LA GRANDE RUCQUEVILLE

par Jean Barros   historien

   Il y a, dans ce village deux édifices remarquables ( propriétés privées ):
La Ferme de la Volière a conservé une grande tour carrée qui a servi de colombier. Elle est accolée à l’extrémité du bâtiment de ferme. On accède au rez-de-chaussée par une porte en arc plein cintre, à l’étage par une porte en arc plein cintre ouvrant sur un escalier extérieur. La façade s’ouvre encore sur la cour par trois ouvertures superposées: une fenêtre à montants et linteau chanfreinés surmontée d’un arc plein cintre de décharge, une fenêtre à linteau en bois et, enfin, une lucarne avec, de part et d’autre une rangée de trous de boulins. Les communs possèdent une porte en arc plein cintre avec double rangée de claveaux et des ouvertures également en arc plein cintre.

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   Cette ferme était le chef-lieu d’une extension sur la paroisse de Gouey du fief, terre et seigneurie d’Ozeville-en-Bauptois dont le chef-lieu était le manoir d’Ozeville sur la paroisse d’Appeville. Un aveu, rendu en 1610, nous apprend que cette extension , d’une superficie de 30 acres ( 24 hectares ), était composée de trois aînesses ( fief roturiers ), dénommées au Barnevillais, au Vavasseur, au Hairon et qu’il y avait un colombier.

Un peu plus loin, dans ce village de La Grande Rucqueville, sur la gauche en venant de La Volière, on remarque une maison construite au XVIème siècle dont l’ordonnance de la façade a été modifiée à l’époque moderne. A l’étage, des fenêtres modernes voisinent avec des fenêtres surmontées d’arc de décharge avec montants, linteaux et traverse chanfreinées. Au rez-de-chaussée, la porte d’origine, avec larmier, arc de décharge et mouluration a été transformée en fenêtre.

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Cette maison est vraisemblablement celle de la famille des Jouan, sieurs de Rucqueville, éteinte au XVIIIème siècle , qui avaient été seigneurs d’Omonville-la-Folliot et de Saint-Jean-de-la-Rivière et dont la fortune avait notablement décliné depuis le milieu du XVIIème siècle: ils ont été seigneurs de Saint-Jean depuis 1564 et l’état de la noblesse de 1640 nous apprend que Henry Jouan ( seigneur de St Jean ) était fort pauvre. L’inventaire après le décès de Jacques Jouan, inhumé dans l’église Saint-Martin de Gouey le 15 décembre 1715, témoigne de la pauvreté dans laquelle était tombée cette famille d’authentique noblesse qui avait pour armes un écu  » d’argent à six roses de gueules « .

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