LES INFOS DU 24 / 3 / 2018

 

Bonjours chers collègues,

Vous trouverez ci-dessous quelques informations.
ACTIVITÉS DU GRAC : 
– Le GRAC à reconduit pour 2018 la convention qui le lie à la commune de la Hague dans le cadre des travaux «  Archéologie, histoire et anthropologie de la presqu’île de La Hague ». Vous pourrez noter dès maintenant la date des prochaines rencontres bilan « journée Hague » le samedi 24 novembre.
– Une rencontre est envisagée avec la ville de Cherbourg-en-Cotentin à propos de la chapelle Saint-Maur, située sur Tourlaville. Les ruines sont en train de disparaître et il nous paraît nécessaire d’envisager une mise en valeur du site. Nous vous tiendrons au courant et serons peut-être amenés à recruter des bénévoles pour participer à la remise en état du monument.
– Encore à l’état de projet, mais nous allons proposer des formations à l’enregistrement des découvertes fortuites. Il s’agit dans un premier temps de savoir identifier le mobilier archéologique (pierres taillées, céramiques…) et d’en décrire le contexte de découverte fortuite afin de remplir une fiche claire de signalement. Si certains d’entre-vous sont intéressés, merci de prendre contact avec nous par mail.
– Animations scolaires : plusieurs écoles et institutions ont sollicité le GRAC pour des animations en milieu scolaire. Nous recherchons des bénévoles capables d’animer ce type d’interventions. Nous pourrons les former en cas de besoin.
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A NE PAS MANQUER ! VALOGNES – 6 avril & 7 avril
La XIIIe journée d’étude sur l’ouest de la gaule romaine, organisée par l’université de Brest, aura lieu à VALOGNES
 
Journée du vendredi 6 avril dans le salon Marcel Audouard de l’Hotel de Ville.
Accueil des participants à 9h00
Conférence : programme ci-joint
Journée du 7 avril : 
Matin : 2h30 de visite consacrée au site d’Alauna
Après-Midi : visite de sites médiévaux
Le programme vous parviendra ultérieurement.
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EXPOSITION 
Le musée de Tatihou ouvre une nouvelle exposition : « Tromelin, l’île des esclaves oubliés ». 
Exposition visible du 31 mars au 4 novembre 2018.
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LIVRE : 
Sortie du Livre de Pierre MOUCHEL : « Le Cotentin et ses habitants : du Neandertal au numérique.
Livre disponible en format Kindle (Amazon) ou format papier
Editions du Panthéon
Carnet historique racontant l’odyssée d’une population, l’ouvrage de Pierre Mouchel retrace l’évolution d’une terre sauvage entre côtes dentelées et bocages verdoyants. Bout du monde français sur la carte, irlandais dans les paysages, la presqu’île du Cotentin, voisine immédiate de l’Angleterre, est un mélange à la fois abrupt et merveilleux que l’auteur dépeint au fil des pages. Et si son histoire est si passionnante, c’est parce qu’elle permet de comprendre ce qui a modelé les ancêtres et la vie même de cet homme.
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PRESSE : (article joint)
Regneville-sur-Mer : un centre artistique aux fous à chaux ?
Le conseil départemental de la Manche vient de mettre en place un centre de création en résidence, aux fours à chaux de Regnéville-sur-Mer. L’espace va accueillir, tout au long de l’année 2018, une trentaine d’artistes : écrivains, plasticiens, comédiens, circassiens, danseurs, chorégraphes ou encore musiciens de la région et d’ailleurs.
Objectif de ce lieu : permettre aux résidents de travailler et créer dans les meilleures conditions, tout en développant les liens avec le territoire et ses habitants.
Chaque résidence fera l’objet de temps de médiation et de rencontres avec les publics du territoire : présentation publique, ateliers de pratique artistique, ateliers de médiation avec les écoles, collèges, etc., précise le conseil départemental.
Cet ensemble de quatre fours monumentaux, adossé à une ancienne carrière de pierre calcaire, constitue un témoin important de l’activité industrielle de la Manche au 19e siècle.
Source :
C’est tout pour aujourd’hui,
Bon Weekend

Géologie et Bâti ancien de la Cote des Iles.

Observations d’un géologue amateur.

Dominique Béneult

Sources et origine des documents

Carte du relief: Parc des Marais du Cotentin et du Bessin

Cartes Géologiques: BRGM

http://infoterre.brgm.fr/viewer/MainTileForward.do

Stratigraphies: Lithothèque de Normandie.

http://www.etab.ac-caen.fr/discip/geologie/

Autres:

Histoire de la Terre, Serge ELMI, Claude BABIN, Dunod 2006

La Normandie, Dir. Arnaud GUERIN La bibliothèque du Naturaliste, Ed.Delachaux et Niestlé ,2003

Cahier pédagogique n°6 ,La Géologie ,Lionel Dupret , Parc des Marais du Cotentin et du Bessin

https://www.parc-cotentin-bessin.fr/files/ged/145-cahier-pedagogique-la-geologie-72dpi.pdf

Photos Dominique Béneult


 

Nord –Cotentin : Le relief

P1Document: Parc des Marais du Cotentin et du Bessin

L’examen de la carte du relief montre que la partie Nord du Cotentin présente un paysage vigoureux; si les altitudes maximales ne dépassent pas 170m, on peut souligner dans la partie Nord-Ouest, au Nord de la ligne de Barneville –Carteret à Quettehou la présence de nombreuses barres de roches dures qui structurent le relief dans deux directions:

Ouest Sud-Ouest/Est Nord-Est et Ouest Nord-Ouest / Est Sud-Est

Au Sud de la ligne de Barneville-Carteret à Quettehou, le relief s’amollit, les collines s’abaissent, surtout dans l’Est dans le Bassin inférieur de la Douve.

A l’Ouest, sur la rive droite de la Douve, les cinq monts du Cotentin, armés également de roches dures, prolongent de façon discontinue les reliefs du Nord-Ouest: Mont de Besneville, de Taillepied, monts de Doville et d’Etenclin, et Mont Castre.

 

Résumé des épisodes précédents : Histoire Géologique de la terre en 180 secondes :

Mais je vais limiter volontairement mon propos en zoomant dès que possible sur le territoire qui nous intéresse aujourd’hui, la « Cote des Iles », c’est-à-dire pour moi la bande côtière entre le Cap du Rozel el le Havre de Lessay, limitée à l’intérieur des terres par la rive droite de la Scye, la rive droite de la Douve , la rive gauche de la Sèves et la rive droite de l’Ay.

Histoire de la Terre, Serge ELMI, Claude BABIN, Dunod 2006

 

En simplifiant avec audace; Les roches en fusion de l’asténosphére plastique s’échappent par les dorsales océaniques et se solidifient; cette accrétion continue poussent les plaques continentales et provoque leurs déplacements sur la sphère.

Les conséquences sont principalement le changement de latitude des plaques = effet sur le climat,

Et les collisions entre les plaques qui provoquent l’apparition des chaines de montagne.

L’érosion de ces chaines de montagnes fournit les matériaux à de nouvelles sédimentations continentale ou marine.

La partie océanique de la plaque reçoit la sédimentation marine provoquée par l’érosion de la partie continentale.

Paléogéographie:.

Pour la partie de l’histoire de la terre qui nous est le mieux connue, Voici la position de la plaque Armorica, qui nous porte; Au Cambrien, Ordovicien, Dévonien et Carbonifère.

On relève deux collisions ; au début du Cambrien, -540 Moi années; c’est elle qui a causé l’orogénèse Cadomienne

Et une collision au Carbonifère -300Mio années, qui a causé l’orogénèse Hercynienne

D’autres collisions ont eu lieu mais n’ont pas eu d’influence notable sur la plaque Armorica.

Depuis les temps Hercyniens, la plaque Armorica est arrimée à la plaque Eurasienne.

C1

La Normandie, Dir. Arnaud GUERIN La Bibliothéque du Naturaliste, Ed.Delachaux et Niestlé ,2003

Entre les évènements orogéniques, (les collisions), la plaque «  navigue » sous différentes latitudes et donc différents climats provoquant l’altération des roches, puis le transport des matériaux (l’érosion), leur sédimentation et une nouvelle diagénèse ( constitution d’une roche) sous l’action conjuguée ou successive de trois facteurs: pression , température , cimentation.

Ces roches s’empilent, et on peut représenter cet empilage chronologique (le plus ancien est toujours en bas) par la stratigraphie, représentation synthétique d’un carottage virtuel.

 

Voici ci- contre une stratigraphie de la Normandie; c’est un sondage idéal auquel pas une couche ne manquerait.

On représente inclinées les couches plissées par une orogénèse,

Et horizontales les couches non plissées; c’est le cas en Normandie pour les couches postérieurs au Carbonifère.

C3

 

Document: Lithothèque de Normandie, Lionel Dupret

Ci-dessus, la stratigraphie des terrains de basse Normandie, la ligne pointillée jaune tracée sur la stratigraphie sépare les terrains primaires (ou Paléozoïques) de la partie inférieure, que l’on ne trouve à l’affleurement qu’à l’Ouest de la ligne sur la cartes suivante: C’est le « Massif Armoricain », des terrains secondaires et tertiaires (Mésozoïques et Cénozoïques) situés au-dessus de la ligne jaune, que l’on ne trouve à l’affleurement qu’à l’Est de la ligne sur la carte: C’est le « Bassin Parisien ».

 

C2

Document: BRGM Visualiseur Infoterre

La carte géologique représente par des à plats de couleurs conventionnelles les terrains visibles à l’affleurement, sous le couvert végétal.

A l’examen de la carte et de sa légende on constate que tous les terrains (hors granites) situés à l’Est de la ligne jaune appartiennent à l’ère secondaire ou à l’ère tertiaire; ces terrains se sont déposés sur la plaque après l’orogénèse hercynienne .Et appartiennent géologiquement au Bassin Parisien.

Par contre tous les terrains situé à l’Ouest de la ligne sont des terrains de l’ère primaire déposés avant l’orogénèse hercynienne et appartiennent au Massif Armoricain.

Les matériaux lithiques du bâti ancien entre Le Cap du Rozel et le Havre de Lessay :

Mon but est de présenter les roches exploitées pour la construction, en indiquant leur provenance probable c’est-à-dire les affleurements, voire les lieux d’extraction si c’est possible.

Cette région est armée par des roches dures Cambriennes et Ordoviciennes, qui constituent les reliefs (Les cinq monts du Cotentin, Roches Ordoviciennes), auxquels on peut ajouter les hauteurs Ordoviciennes qui dominent Barneville (Les Landes, Romont, Bavent, St Pierre d’Arthéglise, Fierville les mines).

Les hauteurs inférieures sont constituées de Grès Dévonien, (grès à Platyorthis Monniéri), et l’étage en dessous de collines basses ou affleurent les schistes et calcaires Dévoniens (Schistes et calcaires de Néhou)

D’une façon générale dans ce secteur, les fonds de vallées sont occupés par des séries de grès minces et de schistes (de la fin de l’Ordovicien au début du Dévonien) qui n’ont joué aucun rôle dans le bâti.

C’est pourquoi elles sont négligées dans le tableau suivant.

 

D’une façon générale, les roches les plus anciennement exploitées pour le bâti sont les plus proches, celles dont les affleurements sont le plus facilement accessibles, géographiquement et techniquement.

Seules les roches particulièrement aptes au façonnement (Taille et sculpture), faisaient l’objet d’un transport long, c’est-à-dire supérieur à 15km (Un voyage par journée avec des bœufs); pour ce qui concerne la zone étudiée il s’agit uniquement de la pierre d’Yvetot – Bocage /Valognes, transporté sur 25 km, mais en quantités relativement faibles.

Pour Barneville-Carteret, toutes les autres roches utilisées ont pu être extraites à l’intérieur d’un cercle de 6 km de rayon autour Barneville (Cap de Carteret, Moitiers d’Allonne, St Pierre d’Arthéglise, Fierville les Mines, Besneville, Canville la Rocque).

Exception: L’arkose du porche Nord de l’église: la carrière « locale » la plus proche est à 10 km.

P7

Sur les cartes suivantes, les points rouges indiquent les carrières répertoriées donc récentes; les carrières anciennes sont infiniment plus nombreuses, difficiles à déceler car envahies par la végétation, transformées en décharges ou tout simplement rebouchées

Du Cap du Rozel au Cap de Carteret:

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L’affleurement d’Arkose Cambrienne qui a été exploité au Doué Godey, sur la route entre le Rozel et Pierreville, a pu fournir le matériau du porche Roman côté Nord de l’église de Barneville. Il est noté kp (cambrien inférieur) et représenté en violet sur la carte.

A Surtainville , l’affleurement de Schistes et Calcaires de Nehou, noté d2b (Dévonien) a fourni le bâti local et une production de chaux ; Plusieurs carrières sont visibles, et un four à chaux est en cours de restauration au hameau de la Ferrière.

https://patrimoinesurtainvillais.wordpress.com/2012/05/26/patrimoine-rural-les-fours-a-chaux/

La chaux de Surtainville a contribué à la construction de la digue de Cherbourg au début duXIXe siècle.

L’église est un bon exemple du bâti en calcaire Dévonien.

Des petits filons de microgranite orange recoupent le Dévonien de Surtainville; Ce microgranite a été extrait et utilisé au début du XXe siècle pour la construction de l’école.

A Baubigny deux importantes carrières de calcaire Dévonien ont fourni le bâti, dont l’église, et sont répertoriés pour leur intérêt géologique. (Voir plus loin).

Les Moitiers d’Allone sont bâtis avec les grés de May, noté o4-5 (grès de May), en vert sur la carte (Bavent, le Romont); ce grés est encore exploité pour la voirie dans une carrière sur la crête de Bavent et il arme les crêtes des Landes (Barneville –Carteret, de St Pierre d’Arthéglise et de Fierville les Mines (Plusieurs carrières anciennes autour du Moulin).

Le grès Armoricain, noté o2 en marron foncé sur la carte, roche très dure utilisée pour la voirie, est seulement présent dans la carrière du Bosquet (à côté de la Déchetterie D902) et c’est aussi la roche Biard, bien connue sur le cap de Carteret, et qui a une petite sœur dans une propriété au bord de la route de la corniche, au-dessus de la Potinière.

Du Cap de Carteret au Havre de Portbail :

P9

Le bâti ancien a été alimenté par une bonne variété roches locales; Proches de la mer, les schistes et calcaires Dévonien noté d2a (Schistes et Calcaires de Néhou), dont seul le calcaire, noir a été utilisé pour la construction.

Immédiatement à l’Est, les grés Dévonien couleur pain d’épice (à Platyorthis Monnieri ) notés d2a et représentés en beige-kaki ont fourni une roche assez facile à tailler dont on peut voir des carrières à Canville la Rocque (Cailloux Quenault, Sivarderie) et au Pont du Carcan (coté Varreville).

 

 

Plus loin de la mer, et plus récemment, on a exploité les grès Ordoviciens o4-5 (Grès de May) : Les Landes, St Pierre d’Arthéglise, Fierville les Mines, Besneville, Taillepied, Mont de Doville (encore en exploitation) Ces grès sont représentés en vert sur la carte.

C’est la pierre majoritaire dans le bâti de l’arrière-pays (Sénoville, Sortosville en Beaumont, St Pierre d’Arthéglise, Fierville les Mines, Besneville jusqu’à Saint Sauveur le Vicomte.)

Une originalité; la carrière ou les carrières marines, St Jean /St Georges de la Rivière et Portbail :

Probablement à partir du XVIe siècle jusqu’au début du XIXe siècle, on a extrait sur le platier (estran rocheux) du calcaire Cambrien noté k2 sur la carte.

Cette roche assez dure, susceptible de prendre un beau poli ,noire veinée de calcite blanche, a servi au bâti des villages de la côte ; Elle est très présente à Portbail, St Jean et St Georges moins à Barneville -Carteret, et semble avoir connu le succès local pour les dalles funéraires du XVIe au XVIIIe siècle (Au sol dans les églises, et 3 dressées contre les murs extérieurs de l’église St Martin de Portbail).Les carrières marines sont représentées sur la carte de Mariette de La Pagerie 1689. (Extrait ci-dessous)

P10

Disponible sur : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7710086c.zoom.f2

 

Elles sont également représentées sur la carte de Cassini, mais plus au Nord; cette localisation me parait fausse pour des raisons géologiques.

 

Sur la carte géologique actuelle (carte suivante), on les voit ou on la voit sous la forme d’une faille du platier, probablement élargie par l’enlèvement de la roche (à marée basse).

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Saint Georges de la Rivière : Utilisation opportuniste des blocs erratiques de l’estran :

(Blocs déposés par des glaces flottantes au cours du Quaternaire) Généralement des granites (variés).

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Emboitures préparées pour fendre les blocs avec des coins. Cette méthode a été utilisée par les carriers jusqu’au XIXe siècle, mais on ne peut exclure qu’elle ait été utilisée ultérieurement par des carriers occasionnels. Le débitage des blocs erratiques de l’estran explique en partie la présence ponctuelle de granites allochtones dans le bâti ancien.

P13b

De Portbail au Havre de Lessay

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La dernière partie de la cote, de Portbail au Havre de Lessay, offre moins de diversité

Les grés Dévonien d2a est toujours disponible, le calcaire Dévonien d2b est plus rare.

Le corps de garde de St Germain sur Ay est bâti sur un petit affleurement de grès Ordovicien o4-5

Et une petite carrière a fourni les maisons autour.

Patrimoine géologique: Les carrières de Baubigny (de l’église et de la Roquelle) :

 

Récif tropical http://www.apgn.fr/apgn/carte_site/fic_s50_121.pdf

P15

Patrimoine géologique: Les stromatolithes de St Jean de la Rivière :

http://www.apgn.fr/apgn/carte_site/fic_s50_119.pdf

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Dôme de stromatolithes sur l’estran

P17

Stromatolithe inclus dans un mur de Barneville –Carteret, rue Froide

Promenade autour de l’église de Barneville –Carteret et dans le haut du Bourg :

Les édifices que nous allons observer ensemble sont polylithiques, même dans leurs parties anciennes relevant d’une seule période d’exécution; Un tel polylithisme , ou emploi de pierres de nature et de provenances diverses s’interprète par diverses raisons:

Esthétiques, pour jouer sur les associations de couleurs et de textures.

Techniques: l’impossibilité d’utiliser certaines pierres pour les parties ouvragées de l ’ édifice a obligé le Maitre d’Œuvre à rechercher des pierres plus aptes au façonnement (Par exemple, le calcaire d’Yvetot-Bocage et Valognes, plus aisé à travailler que les roches locales.)

Logistiques: La pierre choisie à l’origine n’était pas toujours disponible en quantité suffisante pour l’ensemble de la construction, ou bien elle n’était plus exploitée. D’où la nécessité de recourir à d’autres roches d’appoint. Distance maximum 15 km.

Economiques: La récupération d’un stock de pierre provenant d’édifices précédents permettait des réemplois à moindres frais. Ou changement en plus ou en moins dans les ressources financières.

Modes.

Ouvertures de nouvelles carrières dans une roche différente.

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Promenade « géologique » autour de l’église et dans le haut du bourg de Barneville-Carteret pour voir les emplois des roches dans le bâti ancien.

Les numéros du plan correspondent aux observations qui suivent.

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Le Cotentin : une occupation continue depuis plus de 300 000 années

 

Conférence gratuite – Jeudi 20 juillet 2017 – Ludiver – 18h

En partenariat avec l’Andra

 

En accompagnement de l’exposition « 40 ans d’archéologie dans le département de la Manche »

Présentée dans les locaux de l’Andra jusqu’au 31 août 2017

 

Le Cotentin : une occupation continue depuis plus de 300 000 années !

 

Depuis sa création en 1976, le Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin (GRAC) s’est donné pour objectif, dans le strict respect de la législation, de contribuer à une meilleure connaissance du passé du département de la Manche – de la plus lointaine préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine – en pratiquant fouilles et sondages, prospection thématiques et inventaires du patrimoine local.

En quarante années, les découvertes archéologiques se sont succédées et les progrès de la science ont contribué à en faire de nouvelles. Cette conférence va présenter les résultats des principaux travaux réalisés, plus particulièrement dans le Cotentin :

–        Période préhistorique : environnement et mode de vie de l’homme de Neandertal, présence des premiers agriculteurs au néolithique, connaissance des territoires aux cours de l’âge du bronze, mise en évidence du commerce avec l’Angleterre à la période gauloise,

–        Période gallo-romaine : déplacements et vie dans les agglomérations,

–        Période médiévale : histoire d’églises et de sites fortifiés (« archéologie du bâti »),

–        Période moderne et contemporaine : présentation des inventaires réalisés autour du « patrimoine de pays » et qui permettent de faire revivre certaines activités disparues (fabrication de la soude, fraude du tabac au XIXe siècle, …).

 

La conférence est destinée à un large public : du passionné d’histoire et d’archéologie à l’amateur désireux de découvrir les richesses archéologiques du Cotentin.

 

Elle sera accompagnée de nombreuses photographies, cartes, plans et restitutions

Cette conférence bénéficie du soutien de la commune de la Hague, et en particulier le planétarium Ludiver que le GRAC tient à remercier.

LUDIVER : 1700 Rue de la Libération, 50460 Tonneville

andra2017

LES INFOS DU 3 / 6 / 2017

Bonjour à tous,

Quelques dates à noter:

Archéologie, histoire et anthropologie de la presqu’île de La Hague

Veuillez déjà noter sur vos tablettes la date du bilan des opérations archéologiques dans la Hague : samedi 18 novembre 2017.

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Conférence : mercredi 7 juin : 18:00 précise, salle Paul Eluard, hôtel-Dieu, à Valognes

Georges Bouet (1817-1890), regards d’un antiquaire sur le Cotentin au XIXe siècle 

par Marie-Pierre BOUET et Julien DESHAYES

(Voir pièce jointe)

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Dans le cadre des Journées nationales de l’Archéologie : 16-17-18 juin

http://journees-archeologie.fr/c-2017/accueil

Julien Deshayes vous propose une visite archéologique de l’église d’Hemevez le vendredi 16 juin de 18:00 à 19:00

Observations historiques et archéologiques sur l’église Saint-Lô d’Hémevez

L’idée étant de brasser assez large, en évoquant aussi bien le vocable de la paroisse, son inscription dans le paysage et son architecture que ses gisants et autres aspects.

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Île de Tatihou : riche programme pour les enfants. Voir ici : http://journees-archeologie.fr/c-2017/fiche-initiative/3838/Ile-Tatihou

Atelier parures, coquillages, pot en terre : 17 juin de 11:15 à 12:30 de 13:30 à 14:45 et de 15:15 à 16:45

Atelier céramologie : 17 juin de 11:15 à 12:30 de 13:30 à 14:45 et de 15:15 à 16:45

Atelier « chantier de fouilles » : 17 juin de 11:15 à 12:30 de 13:30 à 14:45 et de 15:15 à 16:45

Contact : manuella.bernard@manche.fr

02.33.54.33.33

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C’est tout pour aujourd’hui

Bon WE à toutes et à tous.

GRAC

asso.grac@free.fr

LES INFOS DU 28 / 5 / 2017

Bonjour à toutes et à tous

 
Quelques informations :
 
Vie de l’association :
 
Le programme « Archéologie, Histoire et Anthropologie de la presqu’île de La Hague » a été reconduit en 2017 avec le soutien de la commune nouvelle de La Hague
 Vous serez avertis de la date du traditionnel bilan (mois de novembre) très prochainement.
 
Le GRAC finance cette année grâce au Conseil Départemental une prospection thématique sur l’âge du Bronze autour de Tatihou (communes limitrophes du val-de-Saire). Le programme est dirigé par Cyril Marcigny (INRAP). Nous en manquerons pas de vous tenir au courant.
 
Nous organiserons si c’est possible des visites de chantiers archéologiques : Nous envisageons une visite au Rozel (Le Pou) et peut-être à Valognes. Nous vous tiendrons au courant. Une visite groupée de l’exposition à l’Andra est aussi possible pendant l’été.
 
Veuillez noter enfin :
 
Vendredi 9 et samedi 10 juin : journées archéologiques régionales à l’auditorium du château de Caen
 Si des membres sont intéressés : peut-être un co-voiturage le samedi ? Pour le vendredi riende prévu pour l’instant.
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Du 30 août au 2 septembre : colloque « Que vont devenir les cimetières en Normandie, et ailleurs ?

Direction:
Jacky BRIONNE, Gaëlle CLAVANDIER, François MICHAUD-NÉRARD. Voir flyer en pièce jointe.

Au Centre Culturel International de Cerisy-la-Salle (info.cerisy@ccic-cerisy.asso.fr).
 
——
 
Rappel : jusqu’au 31 août à l’ANDRA (centre de stockage à Digulleville)

40 ans de recherches archéologiques dans la Manche

Le 4 mai, le centre de stockage de la Manche de l’Andra a inauguré une nouvelle exposition consacrée à « 40 ans de recherches archéologiques dans la Manche » dans son bâtiment d’accueil du public.


Développée en partenariat avec le GRAC (Groupe de recherches archéologiques du Cotentin), cette exposition célèbre les 40 ans de l’association.  » Le GRAC rassemble des passionnés d’archéologie, bénévoles comme professionnels, afin de promouvoir et développer la recherche archéologique dans le département de la Manche,
L’exposition présente un panorama pédagogique et grand public sur ce qu’est la recherche archéologique dans la Manche. » Les visiteurs pourront y découvrir une frise chronologique, un historique des recherches dans le département… « mais aussi des objets, jamais vus du public, prêtés par la direction régionale des affaires culturelles, tels des bifaces (outils en pierre taillée) vieux de plus de 2 000 ans.

Quand

Jusqu’au 31 août 2017
Du lundi au vendredi de 9h à 18h
Entrée libre & gratuite

——

 
C’est tout pour ce soir.
 
Amitiés
 
 
Jean-Marc Yvon

LES INFOS DU 2 / 1 / 2017

Chers collègues,

A toutes et à tous, le conseil d’administration de notre association se joint à moi pour vous souhaiter une excellente année 2017, avec nos meilleurs vœux de santé, et de prospérité, ainsi que de belles découvertes pour nos amis archéologues et fouilleurs.

L’année commencera traditionnellement par notre assemblée générale : elle aura lieu le samedi 14 janvier 2017 à 14h30, salle des veillées de la Mairie de Querqueville.
ORDRE DU JOUR:
–      Compte-rendu de la précédente assemblée
–      Rapport moral année 2016
–      Bilan financier 2016
–      Perspectives 2017
–      Renouvellement du conseil d’administration
–      Information sur la législation de l’archéologie
–      Questions diverses.

Candidatures au conseil d’administration : Les adhérents à jour de cotisation, désireux de porter leur candidature à un poste d’administrateur conformément à l’ordre du jour, peuvent envoyer un courrier de candidature directement au président de l’association (M. Jean-Marc YVON, 22 rue Montebello, 50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN)Les candidatures devront parvenir avant le lundi 9 janvier 2017 18h00 impérativement pour être prises en compte.

Nous vous attendons nombreux : Ceux d’entre vous qui seraient dans l’impossibilité de se rendre à cette Assemblée Générale sont invités à retourner le pouvoir ci-joint et à régler dès maintenant leur cotisation 2017 par chèque libellé à l’ordre du GRAC, le tout adressé au Secrétariat de l’Association (adresse en pied de page).

La traditionnelle galette des rois clôturera notre AG.


Autres informations diverses : Neandertal est à la mode

Des gènes hérités de l’homme de Néandertal accroitraient le risque de dépression
Nos ancêtres ont côtoyé l’homme de Néandertal sur le continent européen, et ont même un peu fricoté avec lui. Le patrimoine génétique de l’Homo Sapiens s’est enrichi de quelques gènes, pour le meilleur… et pour le pire. Selon une étude publiée ce 11 février dans la revue Science, une partie de cet héritage est responsable d’un risque accru de dépression et d’allergies. Merci du cadeau…
( http://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/des-genes-herites-de-lhomme-de-neandertal-accroitraient-le-risque-de-depression_1311687.html)

Une étude prouve que l’homme de Néandertal était bien cannibale
L’homme de Néandertal pratiquait le cannibalisme, dans les grottes de Goyet, sur le territoire de la Belgique actuelle, dans la commune de Gesves. C’est ce que révèle une étude internationale, qui prouve pour la première fois que le cannibalisme a existé dans le nord de l’Europe.
( http://www.nature.com/articles/srep29005)
( http://www.rfi.fr/europe/20161231-etude-prouve-homme-neandertal-cannibale-europe-nord-goyet-prehistoire)

Le cerveau fossile d’un homme de Néandertal, un trésor unique au monde, exposé pour la première fois au public
Il est très rare et son prix est inchiffrable. Le cerveau fossile d’un homme de Néandertal, caché pendant des dizaines d’années dans les dépositaires du Musée national à Prague, est une découverte unique en son genre au monde. Cet objet précieux est présenté pour la toute première fois au public dans le cadre d’une exposition au Musée morave de Brno.

Plus d’informations ici : http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/le-cerveau-fossile-dun-homme-de-neandertal-un-tresor-unique-au-monde-expose-pour-la-premiere-fois-au-public

Des perles confectionnées dans de la coquille d’autruche vieilles de 50 000 ans ! (article du 1er nov 2016)
Tout est incroyable dans cette découverte archéologique. D’abord, l’endroit : la grotte de Denisova, au confins de la Mongolie et de la Sibérie dans les montagnes russes de l’Altaï.
Cela fait maintenant une trentaine d’année, depuis sa découverte, que cette grotte ne cesse d’effarer les archéologues. On y a d’abord trouvé quelques dents, un os de la main et un autre du pied d’une nouvelle espèce humaine, proche de Néanderthal : l’homme ou plutôt la femme de Denisova donc.
Cette année, en plus, on y a découvert la plus ancienne aiguille de l’humanité. Une aiguille qu’on pourrait encore utiliser aujourd’hui, qui mesure 7 centimètres et qui est vieille de 44 000 ans !
Et enfin, on y a découvert des perles. De petites merveilles de pierre et de coquilles d’oeuf parfaitement sculptés, d’environ un cm de diamètre et dans le chat mesure à peine plus d’un millimètre. De quoi les coudre sur un vêtement ou les enfiler en colliers ou parures.
Des perles en oeuf d’autruche ont été retrouvées et la dernière pas plus tard qu’il y a quelques semaines. On a pu les dater : elles ont 50 000 ans !

Voir ici : https://www.franceinter.fr/emissions/les-histoires-du-monde/les-histoires-du-monde-01-novembre-2016

D’autres information sur Neandertal : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/mais-alors-qui-est-neandertal
Vous pouvez réécouter l’émission : “Mais alors, qui est Neandertal”
La Grande Table reçoit la paléoanthropologue Silvana Condemi, directrice de recherche au CNRS, co-auteure de l’enquête « Néandertal, mon frère » aux éditions Flammarion


Pour vos prochaines vacances : Lascaux 4

C’est le « Versailles de la préhistoire ».
A partir du 15 décembre, le public pourra découvrir les trésors de la grotte de Lascaux grâce à l’ouverture de « Lascaux 4 » à Montignac. Après plus de trois ans et demi de chantier, cette réplique grandeur nature reproduit au millimètre ce que des enfants, en 1940, ont découvert en pénétrant pour la première fois dans cette grotte.
Un projet de 8 500 m2, 3 000 m3 reproduit à l’échelle 1 qui propose un parcours didactique pour découvrir des peintures et gravures de plus de 18 000 ans. Et c’est pour éviter de détériorer la grotte initiale que « Lascaux 4 » est sortie de terre.

Ce fac-similé est ouvert au public depuis le jeudi 15 décembre 2016 et pourra recevoir près de 400 000 visiteurs par an, contre 270 000 par an jusque-là pour « Lascaux 2 ».

En savoir plus sur : http://www.projet-lascaux.com/fr/lascaux-4


Autres découvertes :

Au fond de la mer Noire, une découverte archéologique sans précédent
Quarante épaves de bateaux ont été découvertes par des archéologues. Ils étaient là depuis des siècles, presque intacts.

Plus d’informations : http://www.slate.fr/story/128540/mer-noire-decouverte-archeologique

Un art rupestre vieux de 5000 ans reste un mystère en Ecosse
A Glasgow, en Ecosse, des archéologues ont étudié brièvement et ré-enfoui une dalle en pierre vieille de 5000 ans; elle portait des gravures en forme de tourbillon.
Plus d’informations :
http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2016/12/un-art-rupestre-vieux-de-5000-ans-reste.html
http://www.livescience.com/56287-ancient-cochno-stone-reburied.html


Calvados : un appel aux dons pour rénover une église du XIIe siècle
Dans le Calvados, la commune d’Angoville, située entre Vire et Caen, lance un appel aux dons avec la Fondation du patrimoine pour restaurer son église du XIIe siècle, menacée de ruine.

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-242995-calvados-un-appel-aux-dons-pour-renover-une-eglise-du-xiie-siecle.html

SCRIPTORIAL. Manche : la mairie d’Avranches achète 35 dessins inédits du Mont-Saint-Michel
Une collection de 35 dessins d’Emile Sagot, croqueur du Mont-Saint-Michel, avant les travaux des Monuments Historiques, dormaient dans une librairie de Paris. La Ville d’Avranches (Manche) en a acquis la totalité.
Source : la Manche libre


C’est tout pour aujourd’hui, avec tous mes vœux pour cette année nouvelle.

Jean-Marc YVON

Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin

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