LES INFOS DU 18 / 2 / 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques informations:

Changement de bureau du GRAC :
Lors de son assemblée générale du 16 janvier 2016, le Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin a élu son nouveau conseil d’administration.
Celui-ci s’est réuni le 23 janvier pour désigner le nouveau bureau de l’association.
Gérard Vilgrain-Bazin, président du GRAC depuis 28 ans, n’a pas souhaité se représenter.
Le nouveau bureau élu est composé comme suit :

  • Président : Jean-Marc Yvon
  • Vice-présidents : Claude Bonnet & Julien Deshayes
  • Trésorière : Nathalie Baldacci
  • Secrétaire : Jacqueline Vastel
  • Secrétaire-adjointe : Jocelyne Leparmentier
  • Membres du CA : Gérard Fosse, Robert Lerouvillois, Gérard Vilgrain-Bazin

 


Conférence à Quettehou – Jeudi 18 février 2016
Salle des expositions (à côté de la mairie), à 18 heures

L’Office de tourisme de la Pointe de Saire vous convie nà assister à la conférence animée par Annick Perrot, historienne
“Le Roi Soleil et la défense de la côte du Cotentin”
Mises en lumière lors de leur inscription à l’Unesco, les tours Vauban de Saint-Vaast font partie d’un système de défense du littoral élaboré au cours du Grand siècle afin de protéger notre côte des descentes anglaises.
La conférence proposée couvre une période de 300 ans et a pour but de répondre aux questions qui sont le plus souvent posées :
– Origine des tours Vauban : circonstances qui ont motivé leur construction
– Le destin des tours : leur rôle dans Histoire
– Le glissement de fonctionnalité des tours : de la guerre à la paix.
Droit d’entrée : 3 €

 


Disparition définitive du Fortin de Rethoville :

À Réthoville, le fortin n’a pas résisté à la tempête
Publié le 14/02/2016 à 16:12
Par Ouest-France.
Le dernier coup de vent sur la côte de la Manche a eu raison du fortin situé sur la plage de Réthoville et a fait reculer la grève de 10 mètres.
Le fortin, édifice militaire, a été construit entre 1756 et 1759 à trente mètres de la plage et à près de six mètres au-dessus du niveau de la mer. Il faisait partie d’un ensemble d’au moins cinq fortins construits sur la côte du Cotentin pour la protéger des incursions des petits bateaux corsaires venus piller les villages.
Il était équipé de deux canons servis par des habitants des communes maritimes astreints aux obligations militaires dans le cadre des compagnies de garde-côtes. Les conditions de vie dans ce fortin étaient pour le moins inconfortables du fait de l’humidité ambiante. En 1830, les conceptions sur la défense côtière ont évolué et l’on a renoncé à armer ces batteries dont l’entretien et la garde occasionnaient trop de dépenses.Laissé à l’abandon, il a subi, petit à petit, les outrages du temps mais tenait encore debout dans les années 1970. Le fortin a été ensuite acheté par Jacques Collette, un parisien qui, après avoir fait quelques aménagements, venait y passer ses vacances.
Mais la mer ne renonce pas et, au fil des ans, le fortin l’a vu se rapprocher de plus en plus et finir par l’emporter. Aujourd’hui, le fortin gît sur la grève, éventré, et plus rien ne pourra le sauver. : « Il est trop tard pour faire quelque chose, il aurait fallu agir avant », avoue Jean-Louis Matelot, maire délégué de Réthoville.

Notons que le fortin était déjà endommagé en 1980 (Photos ci-jointes) et que la dernière tempête n’a fait qu’achever le dernier mur d’enceinte encore debout…

Fort rethoville vue de la plage

Fort Rethoville1

Fort Rethoville2

Source : http://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/rethoville-le-fortin-na-pas-resiste-la-tempete-4036288


Plaisir des yeux :

Goury sous la tempête : une belle photo.
http://www.voilesetvoiliers.com/popup/fin-du-monde-a-goury/#.Vrsj1o92jhU.facebook


Une nouvelle hypothèse sur la disparition de Néanderthal
Le chien, fatal à Néandertal ?
C’est l’alliance entre les loups-chiens et Homo Sapiens qui a eu raison de l’homme de Néandertal. Cette thèse séduisante est proposée par une éminente spécialiste de nos lointains ancêtres. Elle est hélas hasardeuse.
Pour en savoir plus  : http://www.books.fr/le-chien-fatal-a-neandertal/


Neandertal ..  Encore et toujours :

Allergies. L’héritage de l’homme de Néandertal
L’origine des allergies qui nous font tant souffrir aujourd’hui daterait de l’ère des Néandertaliens. Nous aurions hérité de leurs gènes de « sensibilité excessive ».
Les accouplements préhistoriques, il y a environ 40 000 ans, avec des Néandertaliens et des Dénisoviens (nos cousins aujourd’hui éteints qui vivaient en Sibérie, NDLR), auraient joué un rôle important dans le développement des allergies dont nous souffrons aujourd’hui.
Plus sujets à l’asthme ou au rhume des foins
Ces croisements sont effectivement à l’origine de 1 à 6% de gènes d’anciens hominidés hérités par tous les hommes modernes (à l’exception des Africains). Et selon deux études inépendantes, trois de ces gènes sont, parmi ceux provenant des Néandertaliens et des Dénisoviens, les plus courants trouvés chez les hommes modernes et dans notre système immunitaire.
Cependant, selon les auteurs de ces études publiées dans la revue American Journal of Human Genetics , si cet héritage génétique « aurait dopé notre système immunitaire », ces gènes seraient aussi responsables d’une sensibilité excessive à l’origine des allergies. Les porteurs sont donc ainsi plus sujets à l’asthme, au rhume des foins et à d’autres allergies. Pour faire plus court, l’homme de Néandertal nous aurait refilé ses allergies.
D’après ces deux études, ces gènes ont probablement été transmis aux hommes modernes quand les premiers groupes ont quitté l’Afrique il y a environ 50 000 ans pour venir en Europe. Quand ces derniers auraient eu des rapports sexuels avec des Néandertaliens déjà établis en Eurasie.
Adaptation à l’environnement et au climat
« Notre étude montre que les croisements avec des humains archaïques ont eu des implications pratiques pour les hommes modernes, dont la plus évidente a été notre adaptation à l’environnement en améliorant notre résistance aux pathogènes et notre métabolisme pour digérer de nouveaux aliments »
, résume Janet Kelso, du Max Planck Institute en Allemagne, principal auteur d’une des études.
Les Néandertaliens, qui avaient vécu en Europe et dans l’ouest de l’Asie pendant 200 000 ans avant l’arrivée des humains modernes, étaient probablement bien adaptés au climat, à l’alimentation et aux pathogènes. « Et en s’accouplant avec eux, nous, humains modernes, avons hérité de ces adaptations avantageuses », ajoute la chercheuse.
Des crises d’éternuements datant de centaine de milliers d’années
Reste qu’en scannant les génomes actifs d’humains contemporains pour détecter des gènes de Néandertaliens ou de l’homme de Denisova, l’équipe de Janet Kelso mais aussi celle de Lluis Quintana-Murci (de l’Institut Pasteur à Paris et principal auteur de la deuxième étude), nos chercheurs ont bel et bien découvert que nos crises d’éternuements trouvaient leur origine il y a plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’années.

Source : http://www.ouest-france.fr/sante/allergies-un-heritage-de-lhomme-de-neandertal-3958692


Publications :
L’habitat et la nécropole celtes de Cagny « Carrefour Philippe » (14), 2015, 264 p. – GIRAUD P.
Le site de Cagny sur la Plaine de Caen, fouillé de février à fin juillet 2008, est un des premiers sites bas-normands à avoir bénéficié d’un décapage extensif d’une surface d’un peu plus de 5,5 ha. L’étude du site de Cagny « Carrefour Philippe » permet de retracer l’évolution, sur près de deux siècles et demi, d’une partie d’un domaine rural implanté à un carrefour de deux voies dans la seconde moitié du VIe siècle avant notre ère. Elle témoigne du passage d’un habitat assez extensif, composé d’unités domestiques insérées dans un réseau de fossés et de palissades, à la création de grandes installations rurales délimitées par des enclos fossoyés ou palissadés. Le mobilier, parfois inédit, découvert dans les habitats et la nécropole, est particulièrement abondant. Certains objets en ambre ou en corail, témoins d’échanges commerciaux de longue distance, reflètent, sans doute, le statut important des premiers occupants du domaine rural.

Archéologie médiévale n°45 – 2015 CNRS Editions
Archéologie médiévale accompagne depuis 1971 la recherche en archéologie du Moyen Âge. La revue publie des articles de fond et une chronique des fouilles réalisées en France durant l’année précédant la publication. Un bulletin critique complète le volume.

TABLE DES MATIÈRES

 

  • Alexandre Polinski – Sarcophages et coffrages en pierre des nécropoles de la Loire-Atlantique : une approche des stratégies d’approvisionnement en matériaux (ive-viiie siècle)
  • Thierry Galmiche, Vincent Buccio, Nadège RoBin – Le cimetière de la ferme de Pouy à Mortefontaine (Aisne) (viiie-xie siècle)
  • Christian Sapin, Fabrice Henrion, Stéphane Büttner avec la collaboration de Sylvain Aumard – Les origines de l’abbaye de Vézelay et les débuts de son organisation claustrale (ixe-xiie siècle)
  • Sophie Blain, Christophe Maggi, Patrick Hoffsummer – Les charpentes de la collégiale Saint- Denis à Liège (Belgique) : apports de l’archéométrie et de l’archéologie du bâti à l’histoire du site (xie-xviiie siècle)
  • William Devriendt, Sophie Vatteoni, Benoît Bertrand, Stéphane Venet – Témoins anthropologiques de dissections anatomiques : le cas des ossements exhumés de l’ancienne église Saint-Jacques de Douai (Nord, xvie-xviiie siècle)
  • Emmanuelle du Bouëtiez et Jean-Yves Dufour – Les carreaux de pavement en terre cuite du xviie siècle du jeu de paume du roi à Versailles (Yvelines)
  • Élisabeth Zadora-Rio – Mise au point historiographique à propos d’un article de Laurent Olivier, « Les racines nationales-socialistes de la refondation de l’archéologie médiévale en France : Michel de Boüard (1909-1989) et Herbert Jankuhn (1905-1990) »

CHRONIQUE DES FOUILLES MÉDIÉVALES EN FRANCE EN 2014 BULLETIN CRITIQUE

  • François Blary, Origines et développements d’une cité médiévale : Château-Thierry (Luc Bourgeois)
  • Luc Bourgeois et Christian Remy (sous la direction de), Demeurer, défendre et paraître. Orientations récentes de l’archéologie des fortifications et des résidences aristocratiques médiévales entre Loire et Pyrénées (François Fichet de Clairfontaine)
  • Jean-Yves Dufour (sous la direction de), Le château de Roissy-en-France (Val-d’Oise). Origine et développement d’une résidence seigneuriale du Pays de France (xiie-xixe s.) (Anne Bocquet Liénard)
  • Livres reçus

Les échos du centre Michel de Boüard.

Centre Michel de Boüard – Université de Caen (Craham – UMR6273 – CNRS) :
Téléchargez le denier numéro des “échos du centre Michel de Bouard” ici : <http://www.unicaen.fr/craham/echos/4-2015ext.pdf>
Les anciens numéros sont accessibles ici : http://www.unicaen.fr/crahm/spip.php?article814

Bonne lecture !


C’est tout pour aujourd’hui.

Jean-Marc YVON

Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin

LES MORTIERS ROMAINS ETAIENT-ILS DE QUALITE? / SUITE

Comme vous pourrez le constater sur la photographie qui suit, la municipalité de Portbail a réagi. Des moyens importants ont été mobilisés pour protéger le secteur, un nid de poule vient d’être rebouché, réponse à la hauteur de l’enjeu!

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Voici un courrier de M. le maire de Portbail, adressé en 2008, et oui le temps passe vite, à M. le Conservateur en Chef du Patrimoine de la région Basse-Normandie :

 

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Et un courrier émanant de la Préfecture de la région Basse-Normandie :

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Ce site y est qualifié de : grand intérêt scientifique et patrimonial et de très fragile!

Dans le bulletin municipal de 2013 « Port-Bail Passionnément », il est écrit : « Il est de ce fait important, quand les services techniques interviennent sur le territoire, qu’ils le fassent avec méthodologie et avec les précautions nécessaires. Nous marchons tous … sur l’histoire de nos ancêtres. »

Et que faisons-nous? Et bien, on roule dessus!

De 2009 à 2013, beaucoup d’argent du contribuable a été consacré à l’étude d’un projet d’aménagement et de mise en valeur du site, à la demande de la municipalité de Portbail. Pourquoi en est-on resté là?

Si les restrictions budgétaires d’aujourd’hui peuvent expliquer l’arrêt de ce projet, il n’empêche que nous avons le devoir de protéger ce patrimoine pour ceux qui suivront et d’accueillir nos visiteurs dans un espace décent, certains viennent de très loin pour voir ce site paléochrétien, même de l’étranger . Un aménagement léger peut être mis en place, il suffit d’un peu de responsabilité et de volonté de la part de la municipalité de Portbail.

Le baptistère et son terrain sont classés au titre des monuments historiques.

Le 7 / 12 / 2015

Jean Barros, Gilles Laisné,

( membres du comité de pilotage du projet de mise en valeur du baptistère de Portbail )

LES INFOS DU 13 / 10 / 2015

Bonjour à tous,

Pour les mois d’octobre et novembre, nous vous proposons deux activités.

Le samedi 31 octobre : SORTIE dans le Calvados.

  • Avant sa fermeture, nous vous proposons la visite de l’exposition “dans les pas de Neandertal” au Musée de Normandie. Nous aurons la chance de bénéficier des commentaires de Dominique Cliquet, conservateur au service régional de l’archéologie et responsable des fouilles du Rozel. Un “concert” de musique paléolithique est prévu …  
  • De même, Nicola Coulthard, directrice du service départemental de l’archéologie du Calvados a la gentillesse de nous accueillir au musée de Vieux et sur le terrain pour nous présenter les dernières fouilles de la cité antique de Vieux-la-Romaine, et notamment le Forum, la Maison au grand péristyle et la Maison à la cour en “U”. En temps normal, ces lieux ne sont pas visitable sans un guide désigné.


Bref, une sortie exceptionnelle grâce aux commentaires des meilleurs spécialistes locaux.
Cette sortie se déroulera en véhicules personnels.
Nous vous demandons de compléter le bordereau de participation ci-joint et de l’envoyer (avec le chèque) à notre secrétaire adjointe avant le 26 octobre:
Mme Jacqueline VASTEL, 3 place Jean Jaurès, 50120 EQUEURDREVILLE.
Nous vous en remercions par avance et souhaitons vous retrouver nombreux à cette sortie.

Sortie GRAC Caen 2015


Le samedi 14 novembre : journée de présentation du bilan “Anthropologie, histoire et archéologie dans la presqu’île de La Hague”.
Locaux de la Communauté de Communes de La Hague à Beaumont-Hague.
Vous recevrez une invitation ultérieurement.

C’est tout pour aujourd’hui.

Amitiés,

Jean-Marc YVON
Secrétariat
Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin

LES INFOS DU 25 / 9 / 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques informations :

40 ans du GRAC
Vous avez jusqu’au 27 septembre 2015 pour vous inscrire au repas du midi pour la journée de conférences du 3 octobre.
Attention : seuls les bulletins d’inscription accompagnés du règlement (20 euros par personne) seront pris en compte.
Ci-joint fiche d’inscription et programme.

Invit40ans GRAC

Progr. 3-10 40ans GRAC


Exposition : Dans les pas de Neandertal. Musée de Normandie à Caen – Château de Caen : jusqu’au 3 janvier

Conférences :
Dans le cadre de cette exposition, un cycle de conférences est proposé :
Toutes les conférences ont lieu dans l’auditorium du château à 15h00 – entrée libre (dans al limite des places disponibles)

  • Samedi 26 septembre : “L’homme de Neandertal et ses morts : du cannibalisme à l’inhumation” par Bruno Maureille (CNRS – U de Bordeaux1)
  • Samedi 17 octobre : “Des animaux et des hommes en Normandie durant le quaternaire : 500 000 ans d’histoire commune” par Patrick Auguste (CNRS – U de Lille)
  • Samedi 7 novembre : “Le Rozel : une fenêtre ouverte sur les modes de vie néandertaliens” par Dominique Cliquet (Service régional de l’archéologie)
  • Samedi 5 décembre : “qui a tué Neandertal ?” par Eric Pincas (rédacteur en chef d’Historia)

 


La société d’archéologie et d’histoire de la Manche – section de Valognes – propose, en lien avec l’exposition “Au gré des flots” présentée pour le mois du patrimoine à la bibliothèque municipale de Valognes, une conférence le mercredi 30 septembre, salle Paul Eluard, Hôtel Dieu à Valognes à 18h précise sur le thème :

Hortus sanitatis : Liber IV, Tractatus de piscibus

par mesdames Catherine Jacquemard (professeur de latin à l’Université de Caen Normandie) et Brigitte Gauvin (maître de conférences en langue et littérature latines à l’université de Caen Normandie)

Le Tractatus de piscibus (Traité sur les poissons) est un des huit traités qui composent l’Hortus sanitatis (Le Jardin de santé), œuvre majeure de la fin du XVe siècle, bien connue à la fois des bibliophiles et des historiens des sciences ou du livre. L’Hortus sanitatis est une œuvre originale, au croisement du beau livre et de l’encyclopédie. Il a connu, notamment grâce à ses illustrations, un grand succès de librairie que prouvent ses nombreuses rééditions et traductions entre 1491 et 1547. À la fois guide de santé et encyclopédie, il constitue le dernier maillon de la science médiévale et le premier livre imprimé de sciences naturelles.
Le Tractatus de piscibus est un catalogue organisé selon l’ordre alphabétique qui répertorie une centaine d’espèces aquatiques et indique leurs usages thérapeutiques et diététiques. Il témoigne, parfois en les déformant, des savoirs que l’Antiquité et le Moyen Âge ont accumulés sur le monde animal. Son contenu paraîtra souvent étrange au lecteur d’aujourd’hui car il décrit des espèces bien identifiables, mais aussi des créatures sans réalité zoologique, héritées de la mythologie et de la Bible ou monstres « littéraires » tirés de sources mal comprises. Quelques décennies plus tard, une partie des connaissances que l’Hortus sanitatis a recensées tombe en désuétude, mais il a su ouvrir la voie aux grands traités de sciences naturelles du XVIe siècle.
L’édition critique réalisée par Catherine Jacquemard, Brigitte Gauvin et Marie-Agnès Lucas-Avenel aux Presses universitaires de Caen s’est appuyée sur les exemplaires conservés dans les bibliothèques d’Épernay et de Valognes. (https://www.unicaen.fr/puc/sources/depiscibus/)


Informations diverses :

Un grand monument préhistorique mystérieux a été découvert près du célèbre site britannique de Stonehenge grâce à des techniques de prospection géophysique.

En utilisant des technologies de pointe tel qu’un radar de pénétration de sol, les archéologues ont mis au jour quelque 90 pierres couchées et enterrées sous environ un mètre de terre sur le site de Durrington Walls, situé à moins de trois kilomètres de Stonehenge, dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Sur ce site, qui a peut-être servi pour des rituels ou comme une sorte d’arène, des archéologues avaient déjà identifié une structure préhistorique circulaire d’un diamètre de 500 mètres et d’une circonférence de 1,5 kilomètre.

http://www.ouest-france.fr/royaume-uni-decouverte-dun-monument-prehistorique-pres-de-stonehenge-3669952

C’est tout pour ce soir,

En espérant vous retrouver le 3 octobre pour les 40 ans du GRAC

Bien cordialement

Jean-Marc YVON
Secrétariat
Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin

COUVILLE A LA RECHERCHE DE SON PASSE

Pour la seconde fois cette année, il est fait état dans la Presse de la Manche du mardi 30 juillet 2013 que la commune de Couville est à la recherche de son passé en évoquant : « il a été trouvé en 1851, dans les Houguettes, des coins en bronze dont les armées romaines se servaient pour fixer leurs tentes de campement durant la campagne en Gaule ».Interprétation des plus navrantes compte tenu des diverses études menées sur ce mobilier archéologique depuis de nombreuses années. Les propos qui suivent en sont la démonstration.

Sur le plan typologique les haches à douille du type Couville correspondent à un module de lame bien défini depuis les années 60-70 par J. Briard et G. Verron. Il s’agit de hache très courte (longueur moyenne 7 cm) avec une ouverture de la douille de forme plus ou moins rectangulaire. Le nom de ces objets vient d’un dépôt découvert dans la Manche, au Champ Houguet, en 1852. Ce dépôt, un des plus important de Basse-Normandie, ne contenait pas moins de 300 haches à douille. Ce type d’objet est assez commun en Bretagne (dans le nord-est de cette région principalement) et en Normandie. Leur datation ne pose guère de problème depuis les travaux de J. Briard puis ceux plus récent coordonné par J. Gomez de Soto. Ces haches peuvent être placées dans le 1erâge du Fer entre la deuxième moitié du VIIe siècle et la fin du VIe siècle avant notre ère.

Gérard Vilgrain-Bazin, président du Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin et Cyril Marcigny, Institut National de la Recherche Archéologique Préventive.

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COUVILLE2

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DERNIERES PUBLICATIONS EN COTE DES ISLES / 2013

Bibliographie: dernières publications en Côte-des-Isles

Jacques Lechevalier: Barneville-Carteret, un joyau du Cotentin ( 2 volumes de 192 pages, s.l.s, 2013, préface de M. Jean-Luc Boussard, maire de Barneville-Carteret ).

Jacques Lechevalier: Terre et Mer en Côte-des-Isles ( un volume de 224 pages, s.l.s, 2013, préface de M. Dieudonné Renaux, conseiller-général ).


Depuis quelques années, les productions de l’auteur se succèdent à un rythme effréné. Après «  Néhou dans la nuit des temps  » «  Voyage au coeur du Cotentin, canton de Saint-Sauveur-le-Vicomte dans l’Histoire  », «  Port-bail le sourire du Cotentin  » en 2011 ( préface de M. Guy Cholot, maire de Portbail ), «  Terre et Mer en Côte-des-Isles ( svd ) » en 2011 ( préface de M. Henry Levéel, maire de Saint-Georges-de-la-Rivière ), voici trois nouveaux volumes parus en 2013.

On regrettera que l’auteur se soit abstenu de rencontrer et d’échanger avec les historiens et les archéologues qui travaillent et publient sur l’histoire et l’archéologie en Cotentin: ils ne refusent pas d’échanger et ne pratiquent pas la «  rétention d’informations ».

Qu’on nous comprenne bien: il va de soi que la personne de l’auteur n’est pas en cause mais seulement le contenu de ses publications.

L’intérêt des publications de l’auteur réside dans les illustrations ( cartes postales anciennes, photographies anciennes et récentes, aériennes notamment ).

Les textes fourmillent d’erreurs, de confusions, d’affirmations contredites d’une page à l’autre, relatent des faits et des situations qui n’existent que dans l’imagination des informateurs de l’auteur. Parmi d’autres:

On nous ressert pour la énième fois, la «  carte des côtes de l’ancienne Neustrie  » établie à partir de la carte de Deschamps-Vadeville qui est un faux grossier comme l’a démontré, le premier, le chanoine Pigeon en 1881.

Le Pic Mallet, au bourg de Barneville, n’a rien à voir avec la famille Mallet ( Haute-Normandie ), c’est une invention sortie de l’imagination du chanoine Louis-Ernest Couppey ( 1850-1924 ), curé doyen de Barneville ( 1904-1913 ); ce toponyme n’existait pas auparavant.

La description du manoir de Carteret relève du délire. Le «  cousinage  » des Lefebvre d’Anneville, derniers seigneurs de Carteret, et de la famille Barbey d’Aurevilly n’a existé que dans l’imagination du chanoine Toussaint ( affirmation reprise, sans vérification, par plusieurs auteurs de travaux sur Jules Barbey d’Aurevilly ).

Je ne savais pas que le prieuré de la Taille à La Haye-d’Ectot «  abritait des moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Etienne de Caen ». J’ai appris que le choeur de l’église de Saint-Jean-de-la-Rivière était «  la partie la plus ancienne de l’édifice » datant « probablement du XI ème siècle » et que la nef « date du XIV ème siècle ou XVI ème siècle ».

Je ne savais pas non plus, qu’avant 1789, le manoir de Barneville « appartenait à la famille Sénoville rattachée vraisemblablement aux d’Orléans » et qu’il avait été incendié pendant la Révolution, qu’un « souterrain, dont l’entrée remblayée reliait le manoir de Graffard et se prolongeait jusqu’au château de Bricquebec  » ( pourquoi pas jusqu’aux châteaux de Valognes, Carentan et Cherbourg … ! ).

Enfin, je ne savais pas que l’allée couverte du Grand Breuil ( aux Moitiers-d’Allonne ) était située dans un oppidum et «  qu’on y offrait les sacrifices, peut-être même des sacrifices humains sous la direction des druides » … !

L’auteur a puisé, sans autorisation et sans les citer en référence de bas de pages et dans la bibliographie,dans les publications de ses prédécesseurs et de ses contemporains; c’est notamment le cas pour la Côte-des-Isles et les deux volumes ( parus en 1991 ) sur le patrimoine et l’histoire du canton de Barneville-Carteret. Un seul exemple: les généalogies des propriétaires des différents manoirs tels que les seigneurs de Sénoville ( Terre et Mer, p.70 ); les propriétaires des Essarts ( ibidem, p. 86-87 ), du Ronceray ( ibidem, p. 115-116 ) etc … introuvables ailleurs sauf à « dépouiller feuille à feuille » les registres et catholicités et les minutes notariales.

Outre l’absence de notes et de références en bas de pages, l’indigence de la bibliographie, l’absence d’indication des sources ( documents originaux ) privent le lecteur de la possibilité de recourir à la documentation utilisée par l’auteur. Mieux, l’auteur prétend se référer à des sources … inexistantes! En ce qui concerne la Côte-des-Isles, Yves Nédélec, qui fut archiviste départemental pendant plus de quarante ans et que je reconnais comme « mon maître » ainsi que Rémy Villand, son adjoint, n’ont pratiquement rien écrit sur le canton de Barneville-Carteret sachant que je travaillais sur le sujet. Enfin, citer le recueil de nouvelles « Feux sur la Falaise » du chanoine Amy laisse perplexe …

On regrette que de telles publications sur la Côte-des-Isles qui comme le Cotentin mérite mieux, aient été préfacées par des élus se portant ainsi caution d’ouvrages prenant auprès des lecteurs non avertis mais de bonne foi, la place de publications issues des recherches d’archéologues et historiens compétents, rendant par la même difficile voir impossible leur diffusion auprès des passionnés d’Histoire et de Patrimoine.

Jean Barros

Barneville-Carteret, le 30 août 2013

A LA DECOUVERTE DU PATRIMOINE D’APPEVILLE

    Dans la Presse de la Manche du 31/08/2011, un article sous le titre « À la découverte du patrimoine », commune d’Appeville dans le canton de La Haye-du-puits, relate la découverte de ce charmant village sous la houlette d’une guide interprète professionnelle. On peut y lire : « que le groupe de randonneurs s’arrêtait devant la pierre Lée, qui est un autel druidique de 2,40 m sur 2,20 m pour une épaisseur de 80 cm. » En réalité, il n’est en aucun cas question d’une telle structure car, la nombreuse bibliographie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle fait état d’une table de dolmen, sépulture de la période néolithique soit entre – 5 000 et – 2 000 ans avant notre ère. A cet égard, une équipe d’archéologues, dans les années 1990, a effectué un nouvel inventaire des mégalithes de la Manche (E. Ghesquière, H. Lepaumier, C. Marcigny en collaboration avec H. Rault et D. Flotté) qui atteste bien de la véracité des publications antérieures.

                                                                           Gérard Vilgrain-Bazin

                                                                                   5 avril 2012