LES INFOS DU 24 / 3 / 2018

 

Bonjours chers collègues,

Vous trouverez ci-dessous quelques informations.
ACTIVITÉS DU GRAC : 
– Le GRAC à reconduit pour 2018 la convention qui le lie à la commune de la Hague dans le cadre des travaux «  Archéologie, histoire et anthropologie de la presqu’île de La Hague ». Vous pourrez noter dès maintenant la date des prochaines rencontres bilan « journée Hague » le samedi 24 novembre.
– Une rencontre est envisagée avec la ville de Cherbourg-en-Cotentin à propos de la chapelle Saint-Maur, située sur Tourlaville. Les ruines sont en train de disparaître et il nous paraît nécessaire d’envisager une mise en valeur du site. Nous vous tiendrons au courant et serons peut-être amenés à recruter des bénévoles pour participer à la remise en état du monument.
– Encore à l’état de projet, mais nous allons proposer des formations à l’enregistrement des découvertes fortuites. Il s’agit dans un premier temps de savoir identifier le mobilier archéologique (pierres taillées, céramiques…) et d’en décrire le contexte de découverte fortuite afin de remplir une fiche claire de signalement. Si certains d’entre-vous sont intéressés, merci de prendre contact avec nous par mail.
– Animations scolaires : plusieurs écoles et institutions ont sollicité le GRAC pour des animations en milieu scolaire. Nous recherchons des bénévoles capables d’animer ce type d’interventions. Nous pourrons les former en cas de besoin.
———
A NE PAS MANQUER ! VALOGNES – 6 avril & 7 avril
La XIIIe journée d’étude sur l’ouest de la gaule romaine, organisée par l’université de Brest, aura lieu à VALOGNES
 
Journée du vendredi 6 avril dans le salon Marcel Audouard de l’Hotel de Ville.
Accueil des participants à 9h00
Conférence : programme ci-joint
Journée du 7 avril : 
Matin : 2h30 de visite consacrée au site d’Alauna
Après-Midi : visite de sites médiévaux
Le programme vous parviendra ultérieurement.
———
EXPOSITION 
Le musée de Tatihou ouvre une nouvelle exposition : « Tromelin, l’île des esclaves oubliés ». 
Exposition visible du 31 mars au 4 novembre 2018.
———
LIVRE : 
Sortie du Livre de Pierre MOUCHEL : « Le Cotentin et ses habitants : du Neandertal au numérique.
Livre disponible en format Kindle (Amazon) ou format papier
Editions du Panthéon
Carnet historique racontant l’odyssée d’une population, l’ouvrage de Pierre Mouchel retrace l’évolution d’une terre sauvage entre côtes dentelées et bocages verdoyants. Bout du monde français sur la carte, irlandais dans les paysages, la presqu’île du Cotentin, voisine immédiate de l’Angleterre, est un mélange à la fois abrupt et merveilleux que l’auteur dépeint au fil des pages. Et si son histoire est si passionnante, c’est parce qu’elle permet de comprendre ce qui a modelé les ancêtres et la vie même de cet homme.
———
PRESSE : (article joint)
Regneville-sur-Mer : un centre artistique aux fous à chaux ?
Le conseil départemental de la Manche vient de mettre en place un centre de création en résidence, aux fours à chaux de Regnéville-sur-Mer. L’espace va accueillir, tout au long de l’année 2018, une trentaine d’artistes : écrivains, plasticiens, comédiens, circassiens, danseurs, chorégraphes ou encore musiciens de la région et d’ailleurs.
Objectif de ce lieu : permettre aux résidents de travailler et créer dans les meilleures conditions, tout en développant les liens avec le territoire et ses habitants.
Chaque résidence fera l’objet de temps de médiation et de rencontres avec les publics du territoire : présentation publique, ateliers de pratique artistique, ateliers de médiation avec les écoles, collèges, etc., précise le conseil départemental.
Cet ensemble de quatre fours monumentaux, adossé à une ancienne carrière de pierre calcaire, constitue un témoin important de l’activité industrielle de la Manche au 19e siècle.
Source :
C’est tout pour aujourd’hui,
Bon Weekend

Le Cotentin : une occupation continue depuis plus de 300 000 années

 

Conférence gratuite – Jeudi 20 juillet 2017 – Ludiver – 18h

En partenariat avec l’Andra

 

En accompagnement de l’exposition « 40 ans d’archéologie dans le département de la Manche »

Présentée dans les locaux de l’Andra jusqu’au 31 août 2017

 

Le Cotentin : une occupation continue depuis plus de 300 000 années !

 

Depuis sa création en 1976, le Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin (GRAC) s’est donné pour objectif, dans le strict respect de la législation, de contribuer à une meilleure connaissance du passé du département de la Manche – de la plus lointaine préhistoire jusqu’à l’époque contemporaine – en pratiquant fouilles et sondages, prospection thématiques et inventaires du patrimoine local.

En quarante années, les découvertes archéologiques se sont succédées et les progrès de la science ont contribué à en faire de nouvelles. Cette conférence va présenter les résultats des principaux travaux réalisés, plus particulièrement dans le Cotentin :

–        Période préhistorique : environnement et mode de vie de l’homme de Neandertal, présence des premiers agriculteurs au néolithique, connaissance des territoires aux cours de l’âge du bronze, mise en évidence du commerce avec l’Angleterre à la période gauloise,

–        Période gallo-romaine : déplacements et vie dans les agglomérations,

–        Période médiévale : histoire d’églises et de sites fortifiés (« archéologie du bâti »),

–        Période moderne et contemporaine : présentation des inventaires réalisés autour du « patrimoine de pays » et qui permettent de faire revivre certaines activités disparues (fabrication de la soude, fraude du tabac au XIXe siècle, …).

 

La conférence est destinée à un large public : du passionné d’histoire et d’archéologie à l’amateur désireux de découvrir les richesses archéologiques du Cotentin.

 

Elle sera accompagnée de nombreuses photographies, cartes, plans et restitutions

Cette conférence bénéficie du soutien de la commune de la Hague, et en particulier le planétarium Ludiver que le GRAC tient à remercier.

LUDIVER : 1700 Rue de la Libération, 50460 Tonneville

andra2017

LES INFOS du 4 / 8 / 2016

Chers collègues,

Faute de participants (3 inscrits), notre sortie prévue le 30 juillet à Regneville sur Mer a été annulée.
Ce n’est que “partie remise”.

Nous vous rappelons que cette année, il n’y a pas eu de fouilles archéologiques à Valognes, donc pas de visite de chantier !

Visite de chantier archéologique :

Le jeudi 11 août : journée porte ouverte au chantier archéologique du Rozel (Paléolithique moyen – env . -80 000 ans )

  • Visite du chantier archéologique (Cap du Pou)
  • Visite d’une exposition, salle de l’avenir à Surtainville
  • Conférence de Dominique Cliquet, à 20h30, salle polyvalente de Surtainville.


Pour ceux qui ne seraient pas disponibles :
Jeudi 18 aout – après-midi : de nouveau visite du chantier (réservé membres du GRAC, leurs familles et amis) et visite de l’exposition (pas de conférence cette fois-ci)
Inscription obligatoire par retour de mail


Projets :

Dans le cadre de l’inventaire du patrimoine de pays, canton de Beaumont-Hague, nous recherchons des membres susceptibles de s’impliquer dans l’inventaire des ex-votos et des calvaires. Si certains d’entre-vous sont intéressés, merci de nous en faire part par retour de mail.


Animation au musée de Vieux-la-Romaine : 7 août 2016 :

Une plongée dans la musique antique : c’est ce que vous propose Vieux-la-Romaine le dimanche 7 août après-midi.

Avec Christophe, spécialiste des syrinx ou flûtes de pan de l’Antiquité, observez les différentes étapes de fabrication d’une syrinx en argile et réalisez votre propre petit modèle à 5 tuyaux !

Au fil de contes découvrez de jolies histoires musicales tirées de la mythologie et apprenez à reconnaitre les différents instruments de musique de l’Antiquité.

Dimanche 7 août de 14 h à 17 h
Animation inclue dans le prix d’entrée du musée
Sans réservation

Vieux-la-Romaine, musée et sites
Route de Feuguerolles
14930 Vieux
Tél. : 02 31 71 10 20
Mèl : vieuxlaromaine@calvados.fr


Exposition à Tatihou ( https://www.manche.fr/tatihou/evolution%20trait-cote-expositions-musee-tatihou-normandie-50.aspx)

Ne manquez pas l’exposition :

Deux expositions sous le titre générique : “La mer déborde… Mais ça n’date pas d’hier !” du 28 mai 2016 au 1er novembre 2017 :

  • Quand la Manche ne sera plus qu’un fleuve : La Manche, c’est quoi ?


Aujourd’hui, nous la connaissons comme une mer côtière de 500 kilomètres de long, profonde de 54 mètres en moyenne. Au fil des siècles et même des millénaires, elle a cependant souvent changé d’aspect.

Depuis environ 3 millions d’années, selon un cycle de 100 000 ans, elle n’a été qu’un simple fleuve ou, au contraire, a inondé nos basses terres. Si cette variation du niveau des mers impacte les activités humaines, elle est également responsable de modifications géographiques profondes et se révèle être un facteur important de l’évolution de la diversité biologique.

L’exposition présente les différents mécanismes responsables de cette évolution du trait de côte. Qu’ils soient astronomiques, géologiques, climatiques ou anthropiques, leur interdépendance n’est pas encore bien comprise.

Quelques conseils vous indiquent également comment faire pour éviter que l’activité humaine n’empiète trop sur l’évolution naturelle. Manche numérique a réalisé spécialement pour l’exposition une maquette en volume de la mer de la Manche, éclairée par une projection vidéo. Vous y découvrirez les grandes étapes du va-et-vient de l’eau dans cette région.

Un panneau évoque même ce que serait Tatihou d’ici un siècle.

Quelques uns des thèmes abordés dans l’exposition sont : les différents faciès littoraux, les facteurs naturels d’évolution du trait de côte, l’impact de l’homme sur le climat, les moyens de protection du littoral, le programme du suivi du trait de côte

  • Pleased to meet you” : Les relations transmanches de la Préhistoire à Guillaume le Conquérant.


Au gré des variations climatiques, la Manche a pu être soit une voie de passage soit un obstacle au développement des relations transmanches. L’exposition Pleased to meet you s’intéresse aux échanges culturels, matériels et humains qui ont façonné l’identité du sud de l’Angleterre et de la Normandie, du Paléolithique à Guillaume le Conquérant. Constituée de différents supports visuels et de nombreux objets, elle est accessible à tous publics !

Pour chaque grande période, des sites archéologiques de Normandie ou des îles anglo-normandes vous invitent au voyage dans le passé en essayant de répondre à ces questions :
– quel était le trait de côte et l’aspect du paysage ?
– comment y vivaient les populations ?
– quels échanges économiques, sociaux et culturels y avait-il entre les différentes cultures d’Europe ?

De nombreux objets vous sont présentés : parures, pièces de monnaie, céramiques, vestiges humains ou animaux, outils, armement, objets du quotidien et de prestige… et même des moulages d’empreintes de pas de Néandertal, uniques au monde !
Une collection de maquettes de bateaux permet de visualiser les types d’embarcation utilisées de l’Age du Bronze au haut Moyen Age.

Trois illustrateurs, Jérôme Studer, Benoît Clarys et Laurent Juhel, apportent une note colorée et même humoristique à ces évocations, en complément des photographies de sites.

Prenez le temps de découvrir les vidéos de fouilles, une animation de la tapisserie de Bayeux ou des animations sur les métiers de l’archéologie, réparties dans toute l’exposition.


Un peu de lecture ?:

RIETH Eric.  : Navires et construction navale au Moyen-Age. Archéologie nautique de la Baltique à la Méditerranée, 2016, 352 p. Editions Picard.
Cet ouvrage propose une lecture archéologique de l’histoire de l’architecture navale médiévale. Si les épaves de navires de mer en constituent bien évidemment les premières sources, les autres sources historiques, écrites et iconographiques, ainsi que les sources ethnographiques et expérimentales, sont également prises en compte Dans cet ouvrage, les bateaux médiévaux ont été envisagés en tant que complexes et systèmes techniques mais toujours en relation avec leur contexte historique et géographique. L’objectif est d’aller au-delà de la seule analyse des structures architecturales et de tenter de restituer, à partir de celles-ci, les savoirs et les savoir-faire, les gestes et les pratiques techniques, le « penser » et le « faire », pour retrouver les charpentiers des bateaux du Moyen Age et leur culture technique. Les limites chronologiques sont comprises entre la fin du Ve siècle et la fin du XVe siècle, et correspondent à deux moments historiques forts de transition des techniques de construction navale en Méditerranée et en Atlantique. Les limites géographiques se situent à l’échelle large de l’Europe du Nord et du Sud c’est-à-dire aux espaces nautiques maritimes de l’Atlantique à la Baltique d’une part et du bassin occidental et oriental de la Méditerranée d’autre part. L’auteur aborde notamment la tradition architecturale du clin en Scandinavie et au-delà de la Baltique, la technique de construction des cogues, la « mystérieuse » houlque, la tradition méditerranéenne du franc-bord, ainsi que les différentes transitions architecturales au cours d’un large Moyen Age pour ouvrir une nouvelle réflexion sur dix siècles d’histoire de l’architecture et de la construction navale européenne.

BOUET Pierre. Rollon. Le chef viking qui fonda la Normandie, 2016, 224 p. Editions Tallandier.
Rollon, chef viking, appartient autant à la légende qu à l’histoire. Après avoir lancé de nombreux raids meurtriers sur l’Europe occidentale, il conclut, en 911, un traité de paix avec le roi de France Rollon accepte de cesser ses incursions en échange d’un territoire qui deviendra la Normandie. Rollon fait partie de ces envahisseurs scandinaves qui ébranlèrent l’Empire carolingien, fondé par Charlemagne. À partir des années 870, il participe à la plupart des expéditions de pillage dans la vallée de la Seine et dans le centre du royaume de France. Déterminé à arrêter ces attaques incessantes, le roi Charles le Simple négocie avec Rollon le traité de Saint-Clair-sur-Epte, conclu en 911 entre les Vikings et les Francs, met fi n à plusieurs décennies de troubles violents et constitue l’acte fondateur du futur duché de Normandie. Pierre Bouet nous conte l’étonnante histoire de ce chef de pirates qui a acquis un pouvoir officiel et une autorité légitime sur tous les Vikings présents sur la terre qui lui a été concédée.

RENAUD Jean.  : Vikings. Des premiers raids à la création du Duché de Normandie, 2016, 224 p. Editions Ouest France
L’indispensable synthèse qui permet d’apprécier à sa juste valeur le passé scandinave de la Normandie ! Pendant tout le IVe siècle, les Vikings assaillirent l’Europe et la mirent à feu et à sang. En Normandie, leurs incursions répétées aboutirent à une colonisation des terres que leur concéda, en 911, le roi Charles le Simple par le traité de Saint-Clair-sur-Epte : Rollon, personnage énigmatique, en devenait le premier duc. Cet ouvrage est une évocation claire et circonstanciée des événements, depuis les premiers raids jusqu’aux débuts du duché ; il présente, de façon détaillée, ce qui subsiste de la venue des Vikings. Cette indispensable synthèse permet d’apprécier à sa juste valeur le passé scandinave de la Normandie.


C’est tout pour aujourd’hui,


Jean-Marc YVON
Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin

LE BAPTISTERE DE PORTBAIL,UNE SAGA BIEN PORTBAILLAISE

 

baptistere-2784 (1)

D’abord, un petit résumé de l’ état des lieux.

Mis au jour en 1956, les vestiges de ce baptistère sont rapidement classés au titre des monuments historiques, ainsi que le terrain aux alentours qui contient de nombreux sarcophages de période mérovingienne. Les vestiges du baptistère reçoivent un bâtiment de protection en 1978. En 1995 , la municipalité, fait appel au CAUE de la Manche et travaille à un projet de mise en valeur qui sera abandonné.  En 1999, à proximité, les restes d’un fanum ( temple romain de tradition celtique ) sont exhumés.

Dans l’état actuel des connaissances, ce baptistère est le seul connu en France au nord de la Loire,  le site, dans sa globalité, est le seul connu par l’archéologie, en Normandie comme témoin de la pérennité d’un lieu de culte ( de la période romaine païenne au Haut Moyen-Age chrétien ). Le fanum est le second mis au jour dans le département de la Manche.

Bref, Portbail possède un joyau de notre patrimoine national, mais dont les vestiges, autour du baptistère, affleurent en surface les rendant très fragiles.


 

Pourtant, à partir de 2001 le terrain devient la  » place du Baptistère « , on y plante des chapiteaux et les véhicules les plus lourds sont autorisés, le baptistère est transformé en véritable giratoire. Cependant, face aux protestations, la municipalité semble prendre conscience de la valeur du site et M. l’Adjoint à la Culture travaille à un deuxième projet de mise en valeur. En février 2008, conformément à l’application de la loi sur l’Archéologie Préventive, un diagnostic est réalisé, il confirme le grand intérêt scientifique et patrimonial du site. La nouvelle municipalité souhaite poursuivre le travail engagé, M. le Conservateur en Chef du Patrimoine de Basse-Normandie étant chargé d’aider la municipalité à la définition du projet. Le préalable à cette démarche est de protéger l’existant en interdisant la circulation et le stationnement sur le site.

numérisation0002

Une commission composée d’élus et de membres extérieurs est constituée, M. le premier Adjoint est nommé référent pour la commune. Il est fait appel aux compétences du CAUE et des Bâtiments de France. A partir de 2008, de nombreuses réunions sont organisées, ainsi qu’une visite pour les membres de la commission de sites archéologiques mis en valeur dans le Calvados. A plusieurs reprises, il est rappelé à M. le Maire qu’il doit interdire la circulation et le stationnement.

Pour un coût d’environ 35000€ ( selon M. le Maire ), le projet est finalisé en 2013.

numérisation0001

Cette même année, les anciens terrains de tennis bordant le site archéologique sont transformés en parking, qui sera équipé d’accès 6 mois plus tard, à la veille des élections municipales de 2014. Le projet figure d’ailleurs au programme électoral.

Mais toujours pas d’interdiction de stationner sur le site archéologique!

En 2016, la situation est inchangée. Une injonction des Services de l’Etat imposant l’interdiction de stationner est envoyée à M.le Maire. Une courageuse conseillère municipale demande que le sujet soit abordé au conseil de janvier. M. le Maire qui tient toujours à son parking, doit cependant suivre son Conseil qui vote à l’unanimité l’interdiction de stationner.

baptistère Portbail

Mais qu’en est-il de la mise en valeur?

Au cours du conseil municipal de janvier 2016, M. le premier Adjoint affirme que « ce beau projet » est toujours d’actualité. En réalité, en trois ans, aucune démarche que ce soit de la part de la municipalité ou de la FAPAP ( Fédération des Associations pour le Passé dans l’Avenir de Portbail ), association créée pour l’occasion, n’est engagée, même pour un projet minimaliste et peu dépensier ( un peu de pelouse  et quelques panneaux d’information ).

Pour conclure, en plus de vingt ans, les Services de l’Etat et Départementaux, cabinet d’Architectes ainsi que des élus et des bénévoles ont été mobilisés à plusieurs reprises, des sommes importantes dépensées en études, pour ce site exceptionnel laissé pour compte par la municipalité, ce qui constitue pour le moins un paradoxe pour une commune tournée vers le tourisme.

Nous pourrons nous consoler en constatant la mise en place, au bout de 8 ans, d’une clôture de « protection »qui  n’anticipe cependant pas les plans définis dans le projet de mise en valeur qui devrait débuter, n’en doutons pas, au prochain interglaciaire.

IMG_0266

le 12 avril 2016

Jean Barros, Gilles Laisné (membres du comité de pilotage du projet de mise en valeur du baptistère).

 

L’article sur l’histoire le Baptistère de Portbail

 

 

LES INFOS DU 18 / 2 / 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Quelques informations:

Changement de bureau du GRAC :
Lors de son assemblée générale du 16 janvier 2016, le Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin a élu son nouveau conseil d’administration.
Celui-ci s’est réuni le 23 janvier pour désigner le nouveau bureau de l’association.
Gérard Vilgrain-Bazin, président du GRAC depuis 28 ans, n’a pas souhaité se représenter.
Le nouveau bureau élu est composé comme suit :

  • Président : Jean-Marc Yvon
  • Vice-présidents : Claude Bonnet & Julien Deshayes
  • Trésorière : Nathalie Baldacci
  • Secrétaire : Jacqueline Vastel
  • Secrétaire-adjointe : Jocelyne Leparmentier
  • Membres du CA : Gérard Fosse, Robert Lerouvillois, Gérard Vilgrain-Bazin

 


Conférence à Quettehou – Jeudi 18 février 2016
Salle des expositions (à côté de la mairie), à 18 heures

L’Office de tourisme de la Pointe de Saire vous convie nà assister à la conférence animée par Annick Perrot, historienne
“Le Roi Soleil et la défense de la côte du Cotentin”
Mises en lumière lors de leur inscription à l’Unesco, les tours Vauban de Saint-Vaast font partie d’un système de défense du littoral élaboré au cours du Grand siècle afin de protéger notre côte des descentes anglaises.
La conférence proposée couvre une période de 300 ans et a pour but de répondre aux questions qui sont le plus souvent posées :
– Origine des tours Vauban : circonstances qui ont motivé leur construction
– Le destin des tours : leur rôle dans Histoire
– Le glissement de fonctionnalité des tours : de la guerre à la paix.
Droit d’entrée : 3 €

 


Disparition définitive du Fortin de Rethoville :

À Réthoville, le fortin n’a pas résisté à la tempête
Publié le 14/02/2016 à 16:12
Par Ouest-France.
Le dernier coup de vent sur la côte de la Manche a eu raison du fortin situé sur la plage de Réthoville et a fait reculer la grève de 10 mètres.
Le fortin, édifice militaire, a été construit entre 1756 et 1759 à trente mètres de la plage et à près de six mètres au-dessus du niveau de la mer. Il faisait partie d’un ensemble d’au moins cinq fortins construits sur la côte du Cotentin pour la protéger des incursions des petits bateaux corsaires venus piller les villages.
Il était équipé de deux canons servis par des habitants des communes maritimes astreints aux obligations militaires dans le cadre des compagnies de garde-côtes. Les conditions de vie dans ce fortin étaient pour le moins inconfortables du fait de l’humidité ambiante. En 1830, les conceptions sur la défense côtière ont évolué et l’on a renoncé à armer ces batteries dont l’entretien et la garde occasionnaient trop de dépenses.Laissé à l’abandon, il a subi, petit à petit, les outrages du temps mais tenait encore debout dans les années 1970. Le fortin a été ensuite acheté par Jacques Collette, un parisien qui, après avoir fait quelques aménagements, venait y passer ses vacances.
Mais la mer ne renonce pas et, au fil des ans, le fortin l’a vu se rapprocher de plus en plus et finir par l’emporter. Aujourd’hui, le fortin gît sur la grève, éventré, et plus rien ne pourra le sauver. : « Il est trop tard pour faire quelque chose, il aurait fallu agir avant », avoue Jean-Louis Matelot, maire délégué de Réthoville.

Notons que le fortin était déjà endommagé en 1980 (Photos ci-jointes) et que la dernière tempête n’a fait qu’achever le dernier mur d’enceinte encore debout…

Fort rethoville vue de la plage

Fort Rethoville1

Fort Rethoville2

Source : http://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/rethoville-le-fortin-na-pas-resiste-la-tempete-4036288


Plaisir des yeux :

Goury sous la tempête : une belle photo.
http://www.voilesetvoiliers.com/popup/fin-du-monde-a-goury/#.Vrsj1o92jhU.facebook


Une nouvelle hypothèse sur la disparition de Néanderthal
Le chien, fatal à Néandertal ?
C’est l’alliance entre les loups-chiens et Homo Sapiens qui a eu raison de l’homme de Néandertal. Cette thèse séduisante est proposée par une éminente spécialiste de nos lointains ancêtres. Elle est hélas hasardeuse.
Pour en savoir plus  : http://www.books.fr/le-chien-fatal-a-neandertal/


Neandertal ..  Encore et toujours :

Allergies. L’héritage de l’homme de Néandertal
L’origine des allergies qui nous font tant souffrir aujourd’hui daterait de l’ère des Néandertaliens. Nous aurions hérité de leurs gènes de « sensibilité excessive ».
Les accouplements préhistoriques, il y a environ 40 000 ans, avec des Néandertaliens et des Dénisoviens (nos cousins aujourd’hui éteints qui vivaient en Sibérie, NDLR), auraient joué un rôle important dans le développement des allergies dont nous souffrons aujourd’hui.
Plus sujets à l’asthme ou au rhume des foins
Ces croisements sont effectivement à l’origine de 1 à 6% de gènes d’anciens hominidés hérités par tous les hommes modernes (à l’exception des Africains). Et selon deux études inépendantes, trois de ces gènes sont, parmi ceux provenant des Néandertaliens et des Dénisoviens, les plus courants trouvés chez les hommes modernes et dans notre système immunitaire.
Cependant, selon les auteurs de ces études publiées dans la revue American Journal of Human Genetics , si cet héritage génétique « aurait dopé notre système immunitaire », ces gènes seraient aussi responsables d’une sensibilité excessive à l’origine des allergies. Les porteurs sont donc ainsi plus sujets à l’asthme, au rhume des foins et à d’autres allergies. Pour faire plus court, l’homme de Néandertal nous aurait refilé ses allergies.
D’après ces deux études, ces gènes ont probablement été transmis aux hommes modernes quand les premiers groupes ont quitté l’Afrique il y a environ 50 000 ans pour venir en Europe. Quand ces derniers auraient eu des rapports sexuels avec des Néandertaliens déjà établis en Eurasie.
Adaptation à l’environnement et au climat
« Notre étude montre que les croisements avec des humains archaïques ont eu des implications pratiques pour les hommes modernes, dont la plus évidente a été notre adaptation à l’environnement en améliorant notre résistance aux pathogènes et notre métabolisme pour digérer de nouveaux aliments »
, résume Janet Kelso, du Max Planck Institute en Allemagne, principal auteur d’une des études.
Les Néandertaliens, qui avaient vécu en Europe et dans l’ouest de l’Asie pendant 200 000 ans avant l’arrivée des humains modernes, étaient probablement bien adaptés au climat, à l’alimentation et aux pathogènes. « Et en s’accouplant avec eux, nous, humains modernes, avons hérité de ces adaptations avantageuses », ajoute la chercheuse.
Des crises d’éternuements datant de centaine de milliers d’années
Reste qu’en scannant les génomes actifs d’humains contemporains pour détecter des gènes de Néandertaliens ou de l’homme de Denisova, l’équipe de Janet Kelso mais aussi celle de Lluis Quintana-Murci (de l’Institut Pasteur à Paris et principal auteur de la deuxième étude), nos chercheurs ont bel et bien découvert que nos crises d’éternuements trouvaient leur origine il y a plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d’années.

Source : http://www.ouest-france.fr/sante/allergies-un-heritage-de-lhomme-de-neandertal-3958692


Publications :
L’habitat et la nécropole celtes de Cagny « Carrefour Philippe » (14), 2015, 264 p. – GIRAUD P.
Le site de Cagny sur la Plaine de Caen, fouillé de février à fin juillet 2008, est un des premiers sites bas-normands à avoir bénéficié d’un décapage extensif d’une surface d’un peu plus de 5,5 ha. L’étude du site de Cagny « Carrefour Philippe » permet de retracer l’évolution, sur près de deux siècles et demi, d’une partie d’un domaine rural implanté à un carrefour de deux voies dans la seconde moitié du VIe siècle avant notre ère. Elle témoigne du passage d’un habitat assez extensif, composé d’unités domestiques insérées dans un réseau de fossés et de palissades, à la création de grandes installations rurales délimitées par des enclos fossoyés ou palissadés. Le mobilier, parfois inédit, découvert dans les habitats et la nécropole, est particulièrement abondant. Certains objets en ambre ou en corail, témoins d’échanges commerciaux de longue distance, reflètent, sans doute, le statut important des premiers occupants du domaine rural.

Archéologie médiévale n°45 – 2015 CNRS Editions
Archéologie médiévale accompagne depuis 1971 la recherche en archéologie du Moyen Âge. La revue publie des articles de fond et une chronique des fouilles réalisées en France durant l’année précédant la publication. Un bulletin critique complète le volume.

TABLE DES MATIÈRES

 

  • Alexandre Polinski – Sarcophages et coffrages en pierre des nécropoles de la Loire-Atlantique : une approche des stratégies d’approvisionnement en matériaux (ive-viiie siècle)
  • Thierry Galmiche, Vincent Buccio, Nadège RoBin – Le cimetière de la ferme de Pouy à Mortefontaine (Aisne) (viiie-xie siècle)
  • Christian Sapin, Fabrice Henrion, Stéphane Büttner avec la collaboration de Sylvain Aumard – Les origines de l’abbaye de Vézelay et les débuts de son organisation claustrale (ixe-xiie siècle)
  • Sophie Blain, Christophe Maggi, Patrick Hoffsummer – Les charpentes de la collégiale Saint- Denis à Liège (Belgique) : apports de l’archéométrie et de l’archéologie du bâti à l’histoire du site (xie-xviiie siècle)
  • William Devriendt, Sophie Vatteoni, Benoît Bertrand, Stéphane Venet – Témoins anthropologiques de dissections anatomiques : le cas des ossements exhumés de l’ancienne église Saint-Jacques de Douai (Nord, xvie-xviiie siècle)
  • Emmanuelle du Bouëtiez et Jean-Yves Dufour – Les carreaux de pavement en terre cuite du xviie siècle du jeu de paume du roi à Versailles (Yvelines)
  • Élisabeth Zadora-Rio – Mise au point historiographique à propos d’un article de Laurent Olivier, « Les racines nationales-socialistes de la refondation de l’archéologie médiévale en France : Michel de Boüard (1909-1989) et Herbert Jankuhn (1905-1990) »

CHRONIQUE DES FOUILLES MÉDIÉVALES EN FRANCE EN 2014 BULLETIN CRITIQUE

  • François Blary, Origines et développements d’une cité médiévale : Château-Thierry (Luc Bourgeois)
  • Luc Bourgeois et Christian Remy (sous la direction de), Demeurer, défendre et paraître. Orientations récentes de l’archéologie des fortifications et des résidences aristocratiques médiévales entre Loire et Pyrénées (François Fichet de Clairfontaine)
  • Jean-Yves Dufour (sous la direction de), Le château de Roissy-en-France (Val-d’Oise). Origine et développement d’une résidence seigneuriale du Pays de France (xiie-xixe s.) (Anne Bocquet Liénard)
  • Livres reçus

Les échos du centre Michel de Boüard.

Centre Michel de Boüard – Université de Caen (Craham – UMR6273 – CNRS) :
Téléchargez le denier numéro des “échos du centre Michel de Bouard” ici : <http://www.unicaen.fr/craham/echos/4-2015ext.pdf>
Les anciens numéros sont accessibles ici : http://www.unicaen.fr/crahm/spip.php?article814

Bonne lecture !


C’est tout pour aujourd’hui.

Jean-Marc YVON

Groupe de Recherches Archéologiques du Cotentin